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Prochain concert

Thursday 23 September 2010, 21:00 - Le Magique
42 Rue de Gergovie, Paris, France

avec la Gène Occasionnée, l'unique groupe de la rue d'Avron.

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Pierre (ici) :

Salut,
Merci pour ce petit commentaire sur PEAU.
Elle a réalisé un clip "at home" ici : www.youtube.com/user/peaumusic

ema (ici) :

les oiseaux de nuit: ma préférée :)

usmar (ici) :

c'est quoi cette version eighties ?

T'es in, t'es bath

Friday 06 February 2009, musique

"Chez sam-lesite.fr, on suit l'actualité musicale de près, et on vous la décrypte. Ne vous occupez de rien, on s'occupe de vous et de vos critiques musicales pour briller en société."

1. Introduction

1.1.    Contexte
Clarika sort bientôt son cinquième album Moi en mieux réalisé entre autres par Florent Marchet. Ce dernier est l'auteur - compositeur - interprète d'un somptueux album de pop française Gargilesse parut en 2004 et du relativement décevant concept album Rio baril datant de 2007.

1.2.    Problématique et Annonce du plan

Après avoir écouté l'intégrale de Clarika, on comprend mieux pourquoi les deux s'entendent. Florent Marchet lui avait déjà écrit un titre : Je t'aimais mieux en 2005, reconnaissable à ses arrangements et son texte similaire à son titre Le terrain de sport présent sur Gargilesse .

2. Le single Bien mérité (thèse : ce titre est un single)

2.1. Les arrangements
Sur Bien mérité , Florent Marchet passe de son habituelle croche à la noire et nous offre la totale : trompettes et tambours, clarinettes, cors ..., c’est de la mécanique de précision (bien que réalisée en série), excepté l’entrée de la guitare saturée à 1'27. Qui a fait cette faute de goût ?
(transition vers la partie suivante ) Il y a une idée intéressante d’arrangement copiant La Marseillaise en réponse musicale à "T'avais qu’à naître en France" (2'52).

2.3. Texte : le cynisme est au rendez-vous (accroche )
Le champs lexical oscille entre « français populaire parlé » : "bah ouais", "bah tiens" "pardi", et les lieux communs : ces proverbes populaires : "on n'a que ce qu'on mérite" … qui forment l’intégralité du texte, énoncés dans un second degré qui veut prendre à partie l’auditeur et installer une complicité entre Clarika et les bonnes âmes qui l’écoutent. En susbtance, elle nous dit cela :  "Toi aussi tu sais ça, mais les autres c’est des cons, et ils ne se rendent même plus compte de la chance qu’ils ont de vivre ici, ouais.".
C'est dommage, il y a quelques phrases fortes dans le lot (exemple ) : "On prend pas un bateau quand on sait pas nager", mais l’accumulation sur la longueur finie par lasser et montrer l'insuffisance générale du propos chanté.
Ça fait sûrement marrer la troupe à Marchet (Arnaud Catherine, Frère animal etc.) de trouver des lieux communs et de les détourner autour d'une bière et d'un flipper dans un bar de la capitale, mais aujourd'hui le procédé est arrivé à bout souffle.
Enfin notons la référence du titre Bien mérité au texte de la chanson du DRH de Frère Animal.

2.2. L’interprétation
On appréciera particulièrement la voix claire de Clarika, sans souffle de type première dame de France, qui n’est ni sur-jouée, ni maniérée comme c’est parfois le cas chez Emilie Loizeau ou Daphnée.

3. Conclusion

(synthèse ) C’est un single type avec une ligne mélodique courte, entêtante et récurrente, doublée d'un gimmick efficace  "bah/ah ouais", et en plus le titre n'est pas lassant après plusieurs écoutes : le public pourra se le procurer dans un supermarché « rue de l’avenir ».

(élargissement ) Rappelons que l'objectif de ce blog est de se mettre à dos tout le gratin du showbizz et de l'underground.

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La Suisse, sans les banques

Wednesday 21 January 2009, ma vie, mon oeuvre

Voilà donc une semaine de résidence à Saignelégier au Café du Soleil dans le Jura Suisse achevée. C'est le comité d'organisation de La médaille d'Or (rien que ça !) qui nous l’avait offert l’an passé en partenariat avec Voix du Sud . On a monté de nouveaux titres avec Valentine sous les oreilles attentives de Fred Kocourek, que l’on a pu jouer pour un concert de fin de parcours (ou début, c'est selon).

On a rencontré Clovis (Des Gens T. et Lan), Fabrice, Claudine, Vincent Vallat, Corinne, Rudy, Picart, Ben, Pascal, Angelo, Maïté ('septante'), Gabriel (‘sondier’), Julien (‘lighteu’), Yanne, Pénélope, Marie et pleins de gens sympathiques.

Si vous voulez faire du ski de fond, des raquettes, manger une fondue, des promenades, voir des expos photo, des expos peinture, des soirées théâtre (où tout le monde meurt), entendre dire « 3 déci » à la place de « un demi », « faire la noce » à la place de « faire la fête », allez-y, et demandez Ben au comptoir.

Ceci est un billet ésotérique, premier de la nouvelle catégorie ma vie, mon œuvre .
Désolé pour les non-initiés.

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En route pour la Suisse

Saturday 10 January 2009, rouge

Sur France Inter, vendredi matin, un chroniqueur musique se plaignait d'être forcé par les maisons de disque d'écouter les nouvelles sorties, enfermé dans une salle avec ses collègues du triangle des bermudas (*) et de devoir passer sous un détecteur de métaux en sortant. Pourtant rien ne l'oblige à accepter, surtout si c'est par exemple pour écouter le dernier album de Bénabar. Voilà ce qu'il aurait pu en dire :

Le dernier album de Bénabar ne fait pas honneur à la variété française. Les textes sont vulgaires et pauvres, relatant comme toujours chez Bruno des faits quotidiens sans aucun supplément d'âme, atteignant son apogée sur le titre Les numéros. Les arrangements sont sans intérêt et par volonté de ne pas dépenser, puisque l'album se vendra à tout prix, il n'y a plus de trompettes ni de tambours. La production sonore est bâclée, sauf bien entendu pour le single, surcompressé.

Toujours sur la bande hertzienne, en route pour la Suisse, j'étais enthousiaste à l'écoute d'une émission d'un critique cinéma qui n'avait pas peur des mots et n'hésitait pas à juger sévèrement certains films. Dans la musique, ce n'est pas le cas, c'est le consensus mou qui excelle ; tous écrivent que le dernier Anaïs, "réalisé par Dan the Automator", est merveilleux. Voilà ce qu'un critique non consensuel aurait pu écrire :

Le dernier album d'Anaïs ne fait pas honneur à la nouvelle scène française. Dan the Automator s'est rincé et nous refile ses TR808 épuisées. Anaïs n'a jamais eu grand chose à dire, même si elle chante bien. A la rigueur la pochette est sympa.

*: le triangle des bermudas : Les Inrocks, Libé et Télérama d'après la très belle formule de Boris Bergman (initiales BB)

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La liste de lecture du réveillon 2008/2009

Wednesday 31 December 2008, musique

C'est la fête, vous êtes à Neuilly, chez les Balkany ou les Sarkozy, peu importe, et vous ne savez pas quoi passer comme musique pour mettre feu l'ambiance. Faîtes confiance à sam-lesite.fr (et non pas www.bigadj.fr, même si le nom des playlist que le site en question annonce vaut son pesant de hedge fund).

En entrée, commencez avec Le déserteur de Boris Vian, Préface de Léo Ferré, Manu de Renaud et Les passantes de Brassens. Ce choix délibéré risquera d'apparaître "au moins comme une inconséquence, au plus comme une provocation". Mais cela permettra d'affirmer vos convictions politiques dans un environnement à risque et renforcera votre côte auprès de la jeune et jolie bourgeoisie du 92.

Après le dessert, lorsque la foule veut remuer gourmette et Breitling en laissant un chariot de gourmandises à moitié consommées, il vous faut du pompier, passez T'en vas pas de Elsa (1), Toute première fois de Jeanne Mas et enfin 3 nuits par semaine d'Indochine. C'est typé 80, beaucoup ne verront dans ce choix que nostalgie et dérision, laissez-les dire, et regardez-les «  Danser ensemble à se donner la main, S'embrasser dans le noir à cheveux blonds, A ne pas voir demain comme ils seront » (2). En tout cas, d'aucun ne vous accusera d'avoir télécharger illégalement ces mp3 en 86.

Enfin il faut Veiller tard de Goldman, puis rentrer tard, passez donc Des heures indoues de Daho.

Chez sam-lesite.fr on vous laisse pas tomber pendant les fêtes, on vous porte assistance en toute circonstance.

1. T'en va pas n'est pas composée par Didier Barbelivien (Neuilléen), ce qui ne manquera pas de vous fâcher avec lui.
2. Extraits des paroles de Comme un lego écrites par Gérard Manset

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Ça commence comme les accords de la série télé Les feux de l'amour , même gimmick de piano, un harmonica en plus.
Par contre, tout de suite après, c'est d'une autre envergure. Pas de jeu concours pour deviner le titre cette fois-ci, d'ailleurs personne n'a gagné le précédent.
Le titre en question c'est Je me dore de Alain Bashung, écrit en collaboration avec Jean Fauque, une merveille de 5'05 parut en 2002 sur l'album L'imprudence .

Il y a comme souvent chez Bashung de mauvais jeux de mots : 'Un missile a élu domicile à l'hôtel de l'oiseau lyre' (1).Le titre est tellement vaste en références qu'on pourrait presque trouver fade Comme un lego (écrit par Gérard Manset) de son dernier album Bleu pétrole . Au hasard, j'ai relevé quelques références musicales ou textuelles  :

  • - assumées comme L'oiseau lyre de Jacques Prévert,
  • - par anticipation comme la phrase 'à l'endroit à l'envers' issu du titre du même nom de l'album Des visages des figures de Noir désir parut en 2001,
  • - supposées comme les arrangements de corde de Joga de Björk (2).


Encore beaucoup de name-dropping sur ce billet, stay tuned, l'explication est proche.

1. Alain Bashung n'a pas hésité à intituler un de ses live Tour novice en 1992.
2. Je suis retombé sur Hyperballad de Björk …

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