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l'avancée (toute machine à l'arrêt)
Regagner le continent
par ses bas reliefs
des oiseaux de nuit en partance
passé Orléans.
Regarder le temps perdu
les kilomètres,
un long tunnel après l'orage
des lumières oranges.
Sous-sol couvert
en parties libres,
des milieux dangereux,
des oiseaux de nuits sur les cimes,
la chapelle, la flèche après l'abîme.
Des pétroleuses à la dérives,
des souterrains, la souterraine
1000 sourires et son chagrin
ma reine lachée à l'avant scène.
On a vu des marchandes de nuit
des serveuses asservies
le coin des lèvres encore roses
avant métamorphose.
En roue libre le continent,
l'attraction les attire,
les oiseaux de nuits sur les berges
et sur les tours à ciel ouvert.
Le Montparnasse,
La mauvaise vie,
la mauvaise herbe,
les mauvais temps,
machine arrière,
dernier métro,
premier taxi
à l'aube du crépuscule,
dans le froid des aurores,
les fumées dans les souffles,
rêve d'Europe,
jeune homme au matin.
Et là, une jeune fille qui danse,
les talons dans les mains,
regard sage et humide,
feu tricolore,
bruit du moteur,
dernier départ ,
dans 1 heure,
valise à quai,
machine à l'arrêt.
Donne-moi(,) (l')étin( )celle
qui fait que je me rappelle.
Ce titre clôt l'album l'avancée sous la forme d'un poème à peine chanté sur une bande son. Il a été imaginé à la suite d'une nocturne entamée à Pigalle, poursuivie dans une colocation pleine de trentenaires inconnus à Barbès (professeures des écoles, ingénieurs en matériaux renouvelables, agrégés d'histoire et DJ en free party la nuit) et achevée dans un sous-sol d'un squat du XIIIe arrondissement.
Le thème doublé guitare claire - Rhodes à la Arman Méliès complète la boucle incessante du piano électrique. La fin est minimaliste et ultra-répétitive, jusqu'au relâchement final d'un son synthétique passé au microphaser, et son ultime souffle dans une réverbération numérique.
Le texte propose un clin d'œil aux jeux de mots du regretté Alain Bashung dans une dernière voix parlée : Une jeune fille qui danse, les talons dans les mains [...] toute machine à l'arrêt.
Ce n'est qu'après coup que j'ai découvert une peinture d'Edward Hopper, intitulé "Nighthawks' (souvent traduit par "Les oiseaux de nuit"), relatant, visiblement, dans un medium artistique différent, à une époque et un lieu différent (New-York dans les années 1920), une idée proche de celle que j'ai essayé de développer.
Programmations, guitares, voix : sam
Pistes séparées disponibles ici http://www.utc.fr/~wlabwlab/membres/sam/l_avancee/9_4-4_103-BPM.zip