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sam

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en bord de nationale

la grande roue

J’vivrai bien en bord de nationale,
Dans un village entre le clocher et le canal.
Loin de la banlieue sud, borne kilométrique 700,
J’profiterai tout l’été du chassé-croisé des estivants.
Près de nulle part j’irai poser mes amplis,
Et dans ma ferme, j’ferai du fromage de brebis,
A la fête du 15 août, je chanterai dans la chorale,
Et je finirai bourré au vin rouge local.

Les gens sont moins cons à la campagne,
Enfin c’est ce que j’croyais,
En venant m’y installer.
Depuis les choses ont bien changées.
C’est du pareil au même qu’en ville,
Sauf qu’il n’y a pas toutes les commodités

J’déménagerai bien à l’autre bout de la terre,
Mais y’a pas de RER pour la mer,
Là où les gens sont pauvres, ça pourrait les rendre moins cons,
Mais l’or rend aussi con ceux qui n’en ont pas.
J’m’envolerai bien au delà d’l'atmosphère,
Atterrir sur Mars, mais surtout quitter la terre.
Faire l’amour en apesanteur à toutes les martiennes,
Voir si elles sont bonnes mais connes comme les terriennes.

Les gens sont moins cons sur l’autre hémisphère
Ce n’est qu’une question géographique.
Eux qui vivent depuis toujours dans la misère,
N’ont pas nos mêmes repères
C’est du pareil au même qu’en France,
Sauf qu’il y a un peu plus de souffrance,
Mais pour les pauvres c’est différent …

J’quitterai finalement le système solaire, la galaxie,
Sur que sur la route je croiserai encore des patates déguisées en Barbie ?
Me réfugier dans l’espace intersidéral,
Y’aura peut être moins de con dans le règne végétal.

J’suis déjà vieux et j’pourrais tout quitter.
J’m’appellerais Henry et je me prostituerai.
J’suis le cowboy du monde moderne, égoïste à plein nez.
J’ai d’la coke dans les narines, jamais pour toi un centime.

J’suis carriériste et j’aime les choses a deux balles.
On vis tout seul, excuse-moi t’aurais pas cent balles ?
Et je regarderai le monde crevé devant le journal télé
J’l'aime tel qu’il est, j’me battrai pour aucune idée.

J’suis en osmose avec l’occident,
J’suis un dissident décidé à tout ravager,
J’suis l’évangile emprisonné prêt à prêcher sa liberté,
J’ai scié les barreaux de ma propre cage pour m’y renfermer,
J’ai sur moi toutes les images volages des vierges que j’aimerai baiser.

Compléments