Billet(s) sur Arman Méliès
Rentrée musicale
Thursday 10 September 2009, musique
Partie 1 - Actualité de l'économie de l'industrie de l'entertainment musical : "Le disque est mort"
Compliqué de ne pas sombrer dans la caricature de l'éternel adolescent rebelle (type Daniel Balavoine invité au 13h d'Antenne 2 le 19 mars 1980 - 'source' wikipedia) lorsque l'on veut discréditer une industrie (composée de 4 Majors et plus si affinités) qui depuis 15 ans ne respectent ni les artistes, ni les publics, ni les musiques.
Et pourtant, les manipulations de l'opinion publique qu'elle tente à travers des organes médiatiques du même bord sont aussi grossières qu'un adolescent qui se planque pour fumer de la beuh. Les derniers exemples montrent des dirigeants aux discours abjects tournés vers leur âge d'or passé et incapables d'une vision à moyen-long terme :
- Mickael Jackson est mort (à 50 ans) : Sony fait des bénéfices pour l'année à venir,
- EMI réédite l'intégrale des Beatles : EMI va faire des bénéfices,
- Mickael Jackson était propriétaire du catalogue des Beatles, tout les ayants droit vont s'enrichir pendant quelques temps encore.
C'est la même évidence chez Universal et Warner (tous deux plus ou moins propriétaires de Johnny Hallyday, 66 ans, ça laisse rêveur …), qui préparent leurs variétés de Noël et le charity business qui accompagnera les ventes d'albums des gros vendeurs.
Le disque est mort, enterrons les 4 majors avec.
Partie 2 - Quelques covers de rentrée
Une fois enterré, faisons-nous confiance pour déterrer quelques perles des temps révolus. Voici quelques hommages aux musiques amplifiées qui ont fait recettes pendant l'eldorado des majors.
- Rodrigo y Gabriela reprenant Orion de Metallica et Stairway to heaven de Led Zeppelin sur leur album Live in Japan,
- Arman Méliès reprenant Amoureux solitaire sur Casino, interprété par Lio, texte Elli Medeiros (souvenez-vous de Toi mon toit), musique Jacno,
- Jean-Louis Aubert reprenant Dis quand reviendras-tu ? de Barbara,
- sam (moi-même, excusez du peu) reprenant Jour de neige de Elsa texte : Pierre Gross, musique G. Lughini & Vincent Marie Bouvot, 'non édité, inédit, introuvable' : la rareté à l'état brut.
Partie 3 - Le must-listen de la rentrée
Comme chez sam-lesite nous ne sommes pas uniquement tourné vers la commémoration des anciens, que vous réclamez de la nouveauté, écoutez le titre France culture de Arnaud Fleurent-Didier, et pour les plus 'in' d'entre vous, toute sa discographie. Pour en discuter en société (métro Grands Boulevards dans un appartement avec parquet en point de Hongrie), écoutez Mon disque dort sur l'album Portrait d'un jeune homme en artiste.
Partie 4 - Jeu concours
Saurez-vous reconnaître le concert pris en photo ci-contre ?
Petit indice : il s'agit d'un groupe de tocards ayant pris le nom d'une boisson à l'orange, dont le regretté Carlos interprétait le jingle 'Oasis, c'est bon, c'est bon'.
résistance II
Saturday 25 October 2008, rouge
Led Zeppelin ne s'est jamais caché de faire du rock aussi pour l'argent, les filles et la gloire, et a pourtant enregistré de très bons albums.
Aujourd'hui, rien de nouveau sous le soleil, l'industrie du disque est encore et toujours en pleine crise, et plus grand monde ne prend le moindre risque (risque = envisager une rentabilité inférieure à 15% ). Place donc aux économies de bouts de chandelles. Comment ne pas dépenser un sou, toucher un nouveau public (grâce au marketing viral et aux fichiers clients ...) et avoir un clip pour rien ou presque ?
La réponse ici, grâce à Eyeka. Arman Méliès, dont j'apprécie par ailleurs beaucoup la musique, flirte avec l'envers du décor pour son prochain 'single'.
A l'attention des visiteurs qui viennent ici depuis leur outil statistique de visite de site web : bravo pour l'idée 2.0, vous irez loin, mais allez-y sans moi.
Prochaine étape : comment faire revivre les morts ?
résistance I
Wednesday 22 October 2008, rouge
Je profite de cet espace de news, et sa nouvelle catégorie 'rouge', pour y faire une critique de Myspace et donner mon point de vue.
Il me semble qu’utiliser Myspace pour un auteur / compositeur / interprète, c'est accepter d'uniformiser la communication autour de son art, et d’afficher sur le web un univers artistique qui ressemble à celui de tout le monde. Myspace, traduire MonEspace, n'a rien à voir avec ce que l'on pourrait justement attendre d'un espace personnel.
Il y a ensuite l'infantilisation des utilisateurs : « Je te mets comme ami, tu me demandes d’être ton ami, et puis j'ai 1.000.000 d'amis ». On peut y voir un simple jeu entre adultes consentants mais aussi un puissant outil de marketing pour les gérants du site. Heureusement, certains utilisateurs savent se retenir. Il faut rappeler ici que ces liens entre pages Myspace profitent surtout aux artistes les plus populaires en augmentant d’autant plus leur visibilité puisqu’ils se retrouvent amis du plus grand nombre. Ce système d’amis virtuels est une mauvaise dérive du système de référence qu’utilise souvent les artistes : je n’ai pas besoin de demander à Alain Bashung d’accepter d’être mon ami pour le citer en référence, et d’ailleurs, je ne me soucie pas de savoir s’il accepte ou pas. Myspace entretient par ailleurs le mythe d’une proximité avec les artistes les plus populaires. Au risque de vous décevoir, non, les vedettes n’administrent pas elles-mêmes leur Myspace.
La publicité est partout présente sur les pages artistes, y compris sur les pages d'administration. Les majors touchent des pourcentages sur les revenus publicitaires engendrés sur les pages de leurs artistes, et bien entendu, ce n'est pas le cas pour les artistes autoproduits.
Finalement, "avoir un Myspace" ce n'est que faire de la pub pour Myspace (pour preuve tous ces flyers où l'on voit marqué 'MySpace/machin' qui ont en commun le fait d'avoir marqué MySpace). Ensuite, même si je peux concevoir l'idée de présenter 4 titres, c'est comme ça aujourd'hui, je lui préfèrerai toujours l'écoute de l'intégrale. Si j'étais tombé par hasard sur le Myspace d'Arman Méliès, j'aurai sans doute passé mon chemin, et j'aurai eu tort. C'est grâce à des revues comme Chorus, Le Doigt dans l’œil, Longueurs d’Ondes pour ne citer qu’elles, que l'accès à la musique populaire peut encore se faire de manière non vulgaire, et non simplement consommatrice de " 2'30" de la nouvelle révélation ".
Maintenant, il faut reconnaître que c’est facile pour des technophobes d’ouvrir un Myspace, et que même l’association dont je fais parti à ouvert le sien, « pour les besoins de la com' », et qu’elle essaye d’en faire une utilisation « écologique ». En tant qu'artiste, je résiste encore à ce soit disant passage obligé. Combien de fois ai-je entendu « Comment, t’as pas de MySpace ? » ou à la fin d’un concert « C’est quoi ton MySpace ? ». Je passe certainement à côté des très nombreux « professionnels » de la musique qui écument Myspace en permanence pour voir le nombre de download et miser sur la prochaine Lorie, mais je n'ai ni envie de participer à l’enrichissement de Rupert Murdoch, ni envie de présenter mon travail de cette manière là.
à venir : la rentrée
Monday 25 August 2008, general
c'est bientôt la rentrée, "paris-plage c'est finit et les jeunes filles au pair vont bientôt débarquer".
les rendez-vous à venir :
- l'émission de radio 'musicalement vôtre' sur aligre fm, début octobre, pour la présentation de mon nouvel album l'engrenage
- je serai avec Valentine au Festi'Val-de-Marne le 18 Octobre et à la MPT Gérard Philippe le 15 Novembre pour la Compil'à'sons Musiques Jeune 94
Et puis quelques musiques qui tournent beaucoup en cette fin d'été :
- Arman Mélies, les 3 albums : Néons blancs et asphaltine, Les Tortures volontaires, Casino,
- Vincent Delerm, surtout les titres Evreux, 29 Avril au 28 Mai, L'appartement, Châtenay Malabry, Deauville sans Trintignant,
- un peu Barbara Carlotti, il m'a fallu 3 écoutes pour commencer à apprécier ses titres dont Cannes 'sur la croisette, Nicole Croisille ...', c'est bon signe,